Festival de Cannes : combien de femmes ont déjà remporté la prestigieuse Palme d’Or ?
Récompense ultime du Festival de Cannes pour les réalisateurs, la Palme d’Or reste rarement décernée à une femme. Depuis sa création, seules quelques-unes ont réussi à inscrire leur nom au palmarès. Combien sont-elles exactement ?
De Quentin Tarantino à Francis Ford Coppola, en passant par Claude Lelouch, la Palme d’or a sacré de nombreux réalisateurs de renom. Créée en 1955, cette distinction prestigieuse est restée, pendant près de quarante ans, inaccessible aux femmes. Il faudra attendre 1993 pour qu’une réalisatrice franchisse enfin ce plafond de verre.
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Jane Campion, première réalisatrice récompensée
En 1993, la Néo-Zélandaise Jane Campion marque l’histoire du Festival de Cannes. Et pour cause, elle devient la première femme à recevoir la Palme d’or, pour La Leçon de piano, ex æquo avec le réalisateur chinois Chen Kaige. Son film raconte l’histoire d’une pianiste muette envoyée en Nouvelle-Zélande pour un mariage arrangé. Le long métrage touche par sa poésie, sa force émotionnelle et sa mise en scène délicate.
Julia Ducournau, devient la première femme à décrocher la Palme d’or seule
Il faut attendre près de trente ans pour qu’une autre réalisatrice soit de nouveau récompensée. En 2021, la Française Julia Ducournau crée l’événement en remportant seule la Palme d’or pour Titane, un film mêlant body horror, quête d’identité et amour inconditionnel. Œuvre radicale et audacieuse, Titane divise, mais impressionne par sa force visuelle et son originalité. Julia Ducournau devient ainsi la deuxième femme à recevoir la Palme d'or, et la première à être primée en solo. À noter qu'elle sera à compétition cette année avec son nouveau film, Alpha.
Justine Triet et le succès d'Anatomie d’une chute
En 2023, Justine Triet rejoint ce cercle encore très fermé en remportant la Palme d’or pour Anatomie d’une chute. Ce drame judiciaire met en scène une écrivaine soupçonnée du meurtre de son compagnon et explore les rouages de la vérité, les rapports de pouvoir au sein du couple. Il aborde aussi la manière dont une femme libre est jugée par la société et interroge le rôle de la presse dans un procès très médiatisé. Avec cette récompense, Justine Triet devient la troisième réalisatrice à figurer au palmarès du Festival de Cannes en plus de 70 éditions.
Cannes 2025 : de légers progrès pour les femmes réalisatrices
Pour la 78ᵉ édition du Festival de Cannes, qui se tiendra du 13 au 24 mai 2025, six réalisatrices sont en lice sur les 22 films sélectionnés. Une présence encore faible, mais en légère hausse par rapport à 2024, où les femmes n’étaient que quatre. Parmi les réalisatrices en compétition, cette année, Chie Hayakawa présente Renoir, Hafsia Herzi adapte La Petite Dernière, et Carla Simón revient avec Romería. Julia Ducournau défend Alpha, Kelly Reichardt signe The Mastermind, et Mascha Schilinski propose Sound of Falling.
Avec seulement environ 27 % de films réalisés par des femmes en 2025, le Festival de Cannes progresse, mais la parité reste lointaine. Il faut croire qu’à Cannes, pour les femmes, c’est souvent le drame et rarement la Palme !
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